Avis du groupe d’opposition Palaiseau Terre Citoyenne – Enquête publique portant sur la révision du PLU sur la commune de Palaiseau

Préliminaire

Le Plan Local d’Urbanisme est un des documents les plus importants pour une municipalité, c’est pourquoi il faut favoriser au maximum l’information et la connaissance de l’ensemble des habitants. Nous pensons que cela passe par un travail régulier de suivi et de confrontation des règles et des objectifs qui sont présents dans le PLU avec les conséquences sur l’évolution de l’ensemble de notre ville, ce que nous avions appelé « un Atelier Global d’Urbanisme ».

Cette nouvelle révision est donc intervenue dans un cadre où ce travail en amont n’a pas eu lieu et nous le regrettons. Des réunions principalement basées sur les conseils de quartier se sont tenues, certes nécessaires, mais pour nous malheureusement insuffisantes.

En effet, à bien des égards, les conseils de quartiers ont été limités à une vision stricto sensu de leur quartier sans leur permettre d’avoir une vision globale de la ville. Ces phases ont eu un succès limité auprès de nos citoyens. Il est vrai que, pour un sujet pourtant primordial pour leur vie quotidienne, l’exercice n’est pas facile et peu mobilisateur. Mais la décroissance régulière des participants au cours des 3 phases de concertation passant de l’ordre de 180 puis à 100, et enfin à 60 nous interroge.

Si ces réunions nous semblent malgré tout utiles, nous constatons qu’au moment de passer au véritable projet réglementaire du PLU, il n’y a plus la nécessaire confrontation ni les discussions issues du débat. La dernière réunion a débuté par une seule présentation souffrant des mêmes faiblesses que les précédentes et l’absence de documents remis avant la séance ne permet pas aux présents de prendre connaissance du sujet, encore moins de les assimiler.

C’est pourtant à partir de ce processus que nous pouvons vraiment débattre du bien-fondé de la transcription dans les documents réglementaires du projet et de la prise en compte ou non des observations ou demandes des palaisien.ne.s.

Nous, groupes de l’opposition, n’avons pu obtenir une version papier des documents, ni à ce jour, une notification des dates de l’enquête publique en dehors de la communication aux citoyen.ne.s.

Nous ne nous attarderons pas sur ces conditions d’élaboration qui nous semblent pour le moins anormales au regard de l’importance du sujet. Nous ne nous attarderons pas non plus sur l’immaturité des documents fournis dans les diverses phases. Nous avons néanmoins essayé de mener un travail constructif.

Remarques Générales

Nous avons des oppositions, des désaccords et des questionnements sur le projet qui nous est soumis :

Sur la partie centre-ville historique, les zones anciennement UA sont fusionnées en une seule zone UCV1 : c’est faire fi des études et avis des conseils de quartier menés au cours des différentes révisions du PLU. Même des membres de la majorité réclamaient plutôt une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) ou a minima un règlement s’approchant de celle-ci.

Le regroupement de la zone ucv1 est justifié par l’affirmation que « l’aspect technique des règlements se ressemblait beaucoup », mais les documents joints au PLU expliquent qu’il faut veiller à la grande différence entre quartiers.

Nous avons de fortes interrogations sur le secteur de l’Église (UA6) qui bénéficiait d’un règlement très restrictif et qui voit ses limites changer sans justification, et n’est pas non plus signalé dans le document de synthèse.

une règle sur l’augmentation des hauteurs jusqu’à 14 m partout peut aussi poser des problèmes, ainsi que la disparition de toutes règles sur les réalisations publiques sur cette zone (mais aussi sur toutes les autres zones du PLU), nous semblent anormales et injustifiées, notamment faute d’une étude d’impact des conséquences de l’uniformisation de la réglementation sur cette zone ultra sensible qui n’a même pas été envisagée.

Nous pensons que le règlement de cette zone aurait être discuté, débattu et vérifié avec les habitants.

Extrait de l’ancien secteur A6 (les limites ont changé sans justification) : les alentours ont été retirés de la zone et le règlement a fait un bond de constructibilité.

Extrait de zonage : la présence de limites illisibles rose pâle sur les plans de zonage, dont on ne discerne ni la fin ni le début, signifie-t-elle « ensemble bâti cohérent » ?

Sur la partie centre-ville dite UCV2 avenue du 8 mai

Cette zone fait l’objet d’un périmètre limité et différé, mais certain secteurs y échappent, bien qu’appartenant à cette zone : pourquoi ?

Une étude serait en cours, mais ce secteur a déjà été diminué par rapport aux anciennes zones UB. Le document « justification des choix » n’explique rien à ce sujet.

Pour nous, ce nouvel élément confirme que cette révision n’est pas mûre.

Extrait de sortie du périmètre (schémas suivants) : l’évolution sur certaines parcelles est interdite mais pas sur d’autres ; qu’est-ce qui justifie ces décisions sinon  ces choix arbitraires ?

Les deux OAP dans le centre-ville

îlot ferrié-paveurs de Montrouge et rue Tronchet (ZONE UP) : une seule réunion d’information s’est tenue, en même temps que des commissions municipales. Aucune mise en débat n’a eu lieu au sein des Conseils de Quartier. Les documents de la réunion devaient être mis sur le site de la ville, ce n’est toujours pas le cas. Cette réunion posait la question : quel urbanisme pour Palaiseau ? sous prétexte que l’acteur public maîtrise le foncier, le règlement se fait très large (hauteur 18 m, limite voirie alignement ou 4 m, alors que le nouveau plu impose 5 m partout, limite séparative 3 m ou 6 m …) et se révèle très permissif à la construction.

Le programme et son implantation devraient également permettre de discuter des hauteurs (pour nous excessives) sur des points déjà hauts de Palaiseau, l’absence d’espaces verts, le nombre des logements étudiants (que tous les investisseurs proposent, dans une bulle qui semble de plus en plus spéculative), le type d’intégration dans le cœur de Palaiseau, le plan de circulation, l’adéquation des parkings avec les besoins, etc.

La non-maîtrise de deux secteurs non contrôlés par la ville nous pose problème, nous considérons que le règlement est trop permissif et nous ne voyons rien dans les orientations d’aménagement et de programmation (OAP) qui interdisent aux constructeurs de faire ce qu’ils veulent dans les zones grises (les plus pâles), notamment l’OAP « paveurs de Montrouge ».

Ces programmes ne représentent pas pour nous des projets intégrés dans l’esprit du centre ancien de Palaiseau. Ils montrent surtout que l’urbanisation prônée par la municipalité n’est pas la même selon que la puissance publique intervient ou non.

Nous ne comprenons pas le bonus « vert » de 20 % ajouté sur les seules zones UP et AUC, zones dont le foncier est maîtrisé. Il suffirait de mettre dans le règlement un niveau de valeur « Haute Qualité Environnementale » sur l’OAP tel que les habitations passives.

Sur les zones de centralités dite UC1

Alors que beaucoup d’idées étaient annoncées dans le PADD, nous ne voyons pas dans le règlement du PLU ce qui favorise ou développe cette notion de centralité.

Le PADD mentionne une centralité pour les Larris et pour le secteur des eaux vives, qui n’existe pas dans le plan de zonage.

Sur celle de Lozère, il est question du maintien de la poste alors que M. le maire explique que c’est un service privé sans effet dans le règlement du plu.

La seule zone UC1 qui bénéficie d’une OAP est le « secteur du Pileu » mais, là encore, elle semble peu mature et, du coup, l’OAP devient contraignante.

Le PLU crée un nouveau type de zone UC2 des centralités récentes. Peut-on parler de centralités quand il s’agit juste d’un transfert de zones anciennement à urbaniser sans « centralité » particulière. La plus grande surface de ces zones pourrait repasser dans des zones déjà existantes et le reste pourrait s’inscrire dans une zone 2AU qui reste à urbaniser.

Enfin, contrairement aux arguments de la municipalité, il est prévu de mettre dans cette zone l’îlot Mirabeau qui a pourtant les mêmes caractéristiques que l’avenue de Stalingrad mais qui n’a pas été repris dans la zone UR.

Par ailleurs, en commission municipale, il nous avait été affirmé que nous trouverions une liste exhaustive des changements de zone.

Justement nous souhaitons avoir une liste exhaustive des changements de zones mais aussi des décisions individuelles et de leurs justifications.

De même, nous ne voyons pas « de linéaire commercial » sur ces zones sur les plans de zonage, bien que le règlement y fasse allusion.

La majorité de notre territoire est régie par la zone UR (anciennement UH) toujours en deux parties, un coteau UR2, l’autre UR1 dans la vallée principalement. Cette zone s’étend davantage dans le nouveau PLU.

Cette zone est fortement touchée par la disparition du cos et du minimum parcellaire. Mais là aussi, nous constatons qu’aucun suivi de l’impact de ce changement de réglementation n’a été fourni aux palaisiens.

Quelques changements apparaissent pour compenser la loi. Nous notons principalement une règle de retrait à 12 ou 15 m d’une limite de séparation (on devrait ajouter dans le règlement « en tous points de la construction ») et l’interdiction de construire à 50 m. Là encore, aucune étude d’impact de cette nouvelle réglementation n’est fournie.

Nous refusons par ailleurs la disparition du règlement de protection des arbres dans ces zones pourtant très vertes, contrairement aux affirmations de protection antérieures, et demandons son rétablissement.

Dans la zone AUE, nous ne constatons pas de grand changement sur les zones bordant Massy, si ce n’est qu’il est encore prévu d’accueillir de nombreux étudiants.

avec la disparition du COS et la proposition de mettre des hauteurs à 20 m (R+5) dans une zone hyper tendue en termes de circulation et mal desservie, la zone UA1 présente une évolution trop radicale de cette entrée de Palaiseau, sans apporter de solutions aux problèmes existants.

Zone UL

Le PLU revient finalement aux anciennes zones UL sauf pour l’ancienne zone près de l’ENS, mais la zone UL2 intègre l’autorisation pour l’hôtellerie et la restauration : pourquoi n’y a-t-il pas de projet d’orientation d’aménagement et de programmation (OAP), ni de justification ?

ZONE UM et emprise publique

Si, pour la zone UM, le règlement n’a pas changé et l’emprise TGV a réintégré la zone, la disparition des emprises d’état, sauf erreur, nous pose problème. Le plan d’état apparaît complètement obsolète et faux sur pratiquement toute cette ancienne emprise, laissant de grandes incertitudes sur tous les parcellaires en limite de cette zone. Cette situation est inadmissible.

L’ancienne ULG (terrain occupé par les gens du voyage)

Cette zone disparaît mais, comme déjà signalé à maintes reprises, Palaiseau doit définir dans son PLU un terrain de ce type. Dans la version du PLU soumise à enquête publique, nous ne voyons pas où est définie cette zone. Et pourquoi donne-t-on des droits à construire aux riverains de l’ancienne zone prévue qui ont bloqué ce projet ?

Nous demandons a minima un reclassement en N de cette zone en attendant que le PLU intègre une zone d’accueil des gens du voyage, obligation légale.

Zone UX

Ces zones ont été complètement absentes de la concertation alors qu’elles ont toujours un impact primordial sur notre ville. Nous ne sommes pas d’accord avec l’argument disant : « c’est l’état qui décide et nous ne pouvons pas changer ». La révision d’un plu doit justement être l’occasion de faire le point et de modifier ce qui nous semble non conforme, y compris au règlement supra municipal.

Ici encore, le règlement proposé assouplit une règle de plus.

Sur cette zone, le premier adjoint au Maire de Palaiseau s’est déclaré farouchement « contre l’implantation, à côté du cluster scientifique, d’une ville nouvelle » qui dégraderait complètement les conditions de vie des habitants de la commune de Palaiseau et qu’il conviendrait de « valoriser la bande boisée de la Croix Villebois » au lieu de la détruire en l’urbanisant. »

pour nous, il aurait été judicieux de remettre en cause cette zone UX2B, sinon à quoi sert-il de produire des règles supérieures de protection ?

La carte des ENS départementaux (jointe en document annexe du PLU) indique que toute la zone verte de la croix de Villebois est protégée.

Le SDRIF prévoit des couloirs protégés sur toute cette zone verte : il nous semble que le respect des règles n’a lieu que dans les zones offertes aux promoteurs.

Le passage de la ligne 18 du Grand Paris Express est également prévu dans cette zone, puisqu’elle reste libre. Son classement EBC ne semble pas poser de problème, car une compensation est prévue « ailleurs dans la région ». Nous ne savons pas où et, pour les Palaisiens, cela est insupportable et contraire aux engagements pris précédemment.

Les documents affirment que les ambitions du projet ont diminué. Nous constatons cependant que le règlement reste le même et qu’aucune contrainte ne vient limiter les projets ultérieurs éventuels.

Enfin, en termes de mixité sociale, seuls des logements étudiants semblent lancés aujourd’hui, ce qui, de notre point de vue, n’est pas du tout suffisant.

Nous souhaitons que sur ce secteur, une OAP définisse des objectifs concrets, argumentés et respectant les espaces verts protégés.

Une nouvelle zone UX2AGP est créée

Cette zone, sans règlement (c’est une première !) revient au temps des anciennes ZAC qui donnaient carte blanche aux constructeurs. Elle attaque aussi la zone boisée.

Pour nous, c’est un peu la zone la plus convoitée du PLU, avec le cordon vert prévu par le SDRIF et les autres documents réglementaires, qui passent à la trappe. Cela aurait dû être une raison suffisante pour donner les moyens à la Ville d’interdire cette implantation.

Cette zone est théoriquement un corridor vert, qui, d’après les communications diverses de notre municipalité, devrait permettre de relier le quartier UX au reste de la ville. Cela est de notre point de vue une illusion. Le positionnement de cette plate-forme provoque une nouvelle fracture pour la ville qui en subit déjà assez.

Sur ce projet qui semble bien avancé, nous n’avons eu qu’un aperçu, qu’une image furtive lors de la réunion sur les OAP Paveurs/Ferrié et tronchet.

Nous souhaitons la suppression de cette zone, le respect réel des zones vertes et de vrais couloirs écologiques.

En prolongement de cette zone, l’OAP Plateau

Les 2 zones 1AUC et AU sont soumises à la condition de l’existence d’une nouvelle gare. Ce « type de chantage » nous pose problème car il enclenche un processus sans fin. En effet, pour rentabiliser la gare, il faudrait construire et pour rentabiliser la ligne 18, il faudrait construire encore plus. Pour nous, cela représente un engrenage qui poussera les prochaines équipes municipales à travers les prochains PLU à urbaniser encore et toujours plus, aux dépens des corridors verts et de la préservation du Plateau et de ses terres agricoles. Cela va, selon nous, à l’encontre du bien-être et du désir de la grande majorité des Palaisiens.

La suppression de la zone N et de ses espaces boisés frappe une nouvelle fois les espaces verts. L’OAP confirme par sa hauteur concentrique la disparition de cet espace, ce qui est contraire aux engagements pris dans les documents de référence. L’OAP ose même promouvoir un corridor vert qui traverse les habitations les plus hautes.

Ce projet nous semble bien mal parti aujourd’hui.

La municipalité actuelle supplie l’état de maintenir la ligne 18 malgré ses coûts de plus en plus exorbitants, surtout au regard des prévisions en nombre de voyageurs (cf. le rapport de la Cour des comptes qui dresse un constat alarmant sur le Grand Paris Express dans un rapport qui évoque une dérive continuelle des coûts, de sérieux doutes sur le respect des échéances olympiques de 2024 et le risque pour les finances publiques à court et moyen terme).

Ce qui place la municipalité de Palaiseau en position de faiblesse pour obtenir le déplacement du centre de maintenance et une nouvelle gare sur Palaiseau. Comme nous l’avons déjà signalé et argumenté par ailleurs, nous refusons la construction de cette ligne.

Nous souhaitons le retrait de cette OAP.

Nous constatons par ailleurs, près de la résidence des Essarts, une autre zone qui passe de « non constructible » à « constructible », et encore une fois sans justification.

Enfin l’OAP circulation douce, si elle peut nous sembler intéressante (notamment dans le cadre de la commission circulation), manque d’objectifs concrets. Il n’y a aucune prise en compte de la circulation inter-villes ou dans la vallée. Nous appartenons pourtant à une grosse intercommunalité qui regroupe l’ensemble des villes qui nous entourent, ce qui devrait permettre un travail collectif de réflexion à ce sujet.

De notre point de vue, il manque des projets de transport intermédiaires entre la Vallée et le Plateau. En effet, si la fréquence des trains sur Massy-Palaiseau ne cesse d’augmenter, elle risque au contraire de diminuer sur les gares de la vallée à Palaiseau. L’absence de contrainte dans le temps semble, de plus, en faire « un vœu pieu sur le papier » qui n’aura d’autre réalité qu’incantatoire.

Le document « justification des choix retenus »

Hormis le fait que ce document ne recense ni ne justifie tous les changements contenus dans les documents opposables, beaucoup de points évoqués comme « pris en compte dans le PLU » ne représentent en fait rien de concret. De même, les allusions aux problèmes pris en compte par le PADD – qui n’est pas, lui, un document opposable – sont sans valeur.

Document « règlements »

Voici une liste complémentaire de questions, erreurs, incompréhensions diverses :

Dispositions générales

Dans l’ancien PLU, un paragraphe expliquait que, pour être constructible dans le cadre d’une nouvelle construction ou d’un agrandissement, le nouveau permis devait respecter toutes les règles du PLU. Quid dans ce nouveau PLU ?

Extrait de l’ancien règlement, Article 5 :

« Lorsqu’un immeuble bâti existant n’est pas conforme aux règles édictées par le règlement applicable à la zone,

L’autorisation de construire ne peut être accordée que pour des travaux qui ont pour objet d’améliorer la conformité de ces immeubles avec les dites règles ou qui sont sans effet à cet égard ».

p.7 Aires de stationnement

le système de compensation proposé implique que les services instructeurs disposent d’un listing de toutes les dérogations, sauf à permettre tous les abus possibles.

La phrase « le règlement peut ne pas imposer la réalisation d’aires de stationnement lors de la construction » n’est pas claire : ici le document ne devrait-il pas dire ce qu’il impose puisqu‘il s’agit justement d’un règlement ?

p.14 Retrait par rapport aux berges de l’Yvette

Pourquoi la même règle n’existe-t-elle pas pour les rigoles du Plateau et les rus qui descendent du plateau ?

Sur les affluents descendant du plateau, aucune précaution ne semble envisagée. Au contraire, la municipalité semble conforter l’urbanisation. Nul ne peut ignorer  aujourd’hui que les autorités « sont amplement averties » des risques de ruissellement et d’inondation.

p.14 Infrastructures bruyantes

Il existe des règles sur le bruit pour les constructions, mais pas sur les causes de ces bruits : pourquoi n’y a-t-il pas d’obligation de renforcer la prévention du bruit des voies les plus bruyantes de Palaiseau ?

Zone UCV1

p.18 « Surface artisanat commerce 300 m2 + bonus de 300 SP pour les existants ayant de 1 000 m² de SHON » : pourquoi ajouter un bonus et non une surface maximum pour tous les cas ?

p.18 Le Tableau des destinations devrait être identique pour tous les chapitres comprenant une spécificité par logement : par exemple, pourquoi ce tableau est-il absent pour les stationnements des deux-roues ?

Cette classification pose d’autres questions : dans quelle catégorie se trouvent les établissements scolaires (primaire, collèges, lycée, etc.) mais aussi caravanes et donc quelles règles s’appliquent ?

p.18 Il n’existe plus de limite pour les bureaux et hôtels : pourquoi ? N’y a-t-il plus de conditions de mise en œuvre non plus ?

p.19 Un article sur « Périmètre de constructibilité limitée » ne concerne pas cette zone.

p.21-22 et tous les articles concernés.

« Il n’est pas fixé de règles pour les équipements d’intérêt collectif et services publics »

Nous contestons ce retrait de toutes les règles concernant les équipements publics ; la municipalité s’absout elle-même de toutes règles.

p.22 En cas de linéaire commercial matérialisé sur le plan de zonage (ce qui est le cas du centre-ville), la construction devra-t-elle être obligatoirement alignée à la voie ? quid des cours Palaisiennes historiques ?

p.23 L’ensemble « bâtiment cohérent » correspond-il à tout le centre-ville ? les limites de ces ensembles sont illisibles sur les plans de zonages.

p.31 Il n’y a pas de stationnement prévu pour Restauration, Activités de services, Hébergement hôtelier et Cinéma.

p.32 Même si elle est légale, la règle de compensation pose problème : comment l’affectation des places est-elle suivie ? Quelles sont les obligations ?

p.33 Le stationnement électrique représente une part de place mais aucune définition de la part n’est donnée.

p.33 Le stationnement pour vélo devrait suivre le même classement que les voitures.

p.33 À partir de 10 places, il est question d’infiltration directe : cela ne s’oppose-t-il pas à « décontamination des eaux » ?

Dans l’actuel PLU en fonction : tout aménagement permettant le stationnement regroupé de plus de 5 véhicules doit être équipé d’un débourbeur/déshuileur installé en sortie d’ouvrage de régulation de débit des eaux pluviales.

p.36 La formulation n’est pas claire (lame d’eau de 8 mm) : pourquoi les exigences sont-elles plus importantes pour les petites opérations que pour les grandes ?

Pour alléger la lecture, les chapitres devraient être regroupés en annexe lorsqu’ils sont identiques à toutes les zones.

Pour « autres Zones », nous ne reprenons pas les remarques faites sur cette zone, mais elles sont valables sur la plupart des zones.

Zone UCV2

L’uniformisation sur l’ensemble des zones anciennement UB peut avoir une conséquence sur les parties de zone qui ne sont pas incluses dans le périmètre de constructibilité limitée.

Les règles sont modifiées sans prévoir les conséquences sur ces zones.

Zone UC1

À la page 100 du document justificatif, nous n’avons pas les mêmes zones que sur les plans de zonage et sur le plan du règlement (p.75).

p.77 La Protection des linéaires commerciaux se limite à une boulangerie sur l’ensemble du secteur.

Nous ne voyons pas en quoi ce règlement remplit les objectifs de centralité.

Zone UC2

Cette zone est anachronique et semble n’avoir aucune évolution possible : les justificatifs sur cette zone sont très contestables, il n’existe même pas de linéaire commercial.

Zone UR

p.113 Le dessin indique 11 m au faîtage alors que dans le règlement il est de 11,5 m.

p.114 Extension de la règle de hauteur des 25 m aux deux secteurs, ce qui, avant, était le cas seulement en UHP : cette règle était prévue pour les terrains en pente de la zone UR2, pourquoi l’étendre à des zones plates ?
Globalement, il semble qu’il y ait peu de réflexion dans ce PLU sur les vues et les hauteurs liées à la topographie de la ville.

Zone UAE

p.134 Le passage à 20 m de hauteur sur la zone UAE1 nous semble largement excessif au vu de la configuration actuelle de la zone et de la très mauvaise desserte de ce secteur.

Zone UL

Nous constatons et regrettons une évolution trop importante des droits de construction sur ces zones, l’absence de l’article sur les EBC sur la bande verte concernant l’obligation de planter, et l’autorisation d’un restaurant et d’un hôtel sans règles de stationnement pour les voitures.

Zone Au

nous demandons le retour de la zone N et des classements EBC. Il est facile de la supprimer aujourd’hui au prétexte que cette zone est « gelée » pour ensuite l’oublier purement et simplement à la prochaine révision.

Extrait ancien zonage :


Autres

Certaines interdictions ont disparu du règlement et devraient, selon nous, perdurer :

  • Le stationnement des caravanes et les installations de camping ou de caravaning.
  • Les dépôts à l’air libre de matériaux divers, de ferrailles, de combustibles, les décharges, les dépôts de véhicules hors d’usage, les casses de véhicules, et d’une manière générale, toutes constructions ou dépôts d’objets apportant une nuisance, esthétique, olfactive ou sonore.
  • L’ouverture et l’exploitation de carrières.
  • Les affouillements, exhaussements, décaissement et remblaiement des sols qui n’ont pas de rapport direct avec les travaux de construction et qui seraient de nature à modifier durablement le niveau du sol naturel de plus d’un mètre.

DÉFINITIONS

p.258 Hauteur : il manque l’’annexe sur le calcul des hauteurs.

Cf. extrait de l’ancien PLU :

p.260 Ouvertures créant des vues : cette définition incite à tous les abus, particulièrement l’exception « les châssis fixes et verre translucide » : dans un premier temps, cela créera des ouvertures sans vue avec des châssis fixes qui, quelques mois après, pourront être transformées sans problème en fenêtres classiques.

p.261 « place commandée » : cette définition n’est pas utilisée dans le règlement.

Bâtiments protégés

Pourquoi n’y a-t-il plus de référence à la Ferme de Villebois ?

Conclusion

Un PLU doit être une projection pour la ville sur 15-20 ans. Pour nous, ce PLU est une version sur 5 ans maximum, sans perspective claire pour notre ville. Il aurait mérité plus de temps d’élaboration, plus de séquences d’échanges avec les Palaisiens pour aboutir à un vrai projet d’ensemble de l’évolution de notre ville, ce qui se traduit par des faiblesses, des incohérences et une trop grande permissivité à bien des égards dans le règlement du PLU.

Des projets semblent déjà engagés sans attendre la fin de l’enquête publique ni l’avis du commissaire enquêteur. À l’inverse, il manque des points réglementaires tels que la définition d’une aire des gens du voyage (dans un périmètre proche des équipements de la ville, permettant, entre autre, de scolariser les enfants).

Nous demandons que soient réalisées des études d’impacts complémentaires.

Il nous semble aussi indispensable de mettre en place une structure permettant de suivre l’avancée du PLU dans le temps pour l’ensemble des secteurs de la ville, ainsi que pour la bonne adéquation de la partie règlement avec les objectifs fixés.

Enfin, il manque à ce PLU une vision claire des types de logements dont la construction est prévue sur la ville et un suivi précis par type de logements sociaux. La préservation de la mixité sociale dans toutes les zones de la ville est pour nous essentielle.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*