Crue de l’Yvette, des années de politique de l’autruche – Palaiseau Mag’ – juillet-aout 2016

Les dégâts et les souffrances engendrés ont été en partie causés par la conjonction d’événements climatiques rares, dont la fréquence va augmenter. D’autres causes existent, rappelons 4 faits :

– la longue lutte des associations de riverains de l’Yvette pour une meilleure gestion de la rivière et pour qu’enfin le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRi) se basesur des cotes et extrapolations éprouvées

– l’Yvette et ses 10 affluents (78 et 91) représentent 105 km de cours d’eau, dont 39 pour l’Yvette seule, et le PPRi ne couvre que la partie essonnienne des 39 km ! Or la crue a débuté aux Étangs de Hollande

– l’échelle centennale du PPRi quand les statuts des syndicats de rivière prévoient de lutter au maximum contre des crues vingtennales

– la demande de surélévation d’un pont à Lozère depuis 15 ans.

inondationsLes services municipaux ont vite réagi et leur dévouement est apprécié. Mais l’Yvette n’a jamais vraiment fait l’objet d’attention de la part des maires. Pourquoi les riverains n’ont-ils pas été alertés ? Quelles solutions à l’artificialisation croissante des sols ? A quand un travail en commun et un plan pluriannuel d’investissement de tous les territoires concernés ? Quelle action est défendue par notre représentant auprès des syndicats ?

Les choix municipaux doivent être revus car urbanisme et PPRi sont intimement liés. Sans un plan de lutte contre les inondations commun, pérenne et financé, la responsabilité et les conséquences des inondations pèsent de fait sur les seuls riverains !

Michel Rouyer, Frédérique Dumont, Claire Le Cornec

juillet-août 2016

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