Budget primitif 2016 de la Ville : la sobriété oui, mais heureuse – M. Rouyer

Nous ne sommes pas opposés au terme de « sobriété », mais dans le sens d’une « sobriété heureuse ».  sobriete
Nous avions l’intention de nous abstenir, mais la réponse de mauvaise foi de M. PAILLET nous encourage à voter contre votre Budget. Vous nous reprochez de ne rien proposer, mais vous supprimez des mesures sans en prévoir de nouvelles. En effet, la fête de la Musique
n’est  pas  organisée  par  la  Ville  et  la  proposition  de  spectacles  pyrotechniques  en remplacement du feu d’artifice n’a pas été retenue. La créativité et l’intelligence, qui n’exigent aucune dépense, sont malheureusement absentes de votre Budget.
Nous soutenons les classes de découverte, dont le coût est estimé à 150 000 euros, ainsi que les études dirigées et la pause cartable. Les parents d’élèves n’avaient cependant pas été  informés  de  leur  suppression.  En  outre,  l’état  du  patrimoine  scolaire  n’est  pas  aussi
délabré que vous le prétendez, ayant bénéficié d’investissements conséquents, qui ne sont pas achevés, en effet.
Je  rappelle  en  outre  que  nous  avons  réalisé  un  audit  sur  l’ensemble  des  bâtiments municipaux que vous auriez pu utiliser pour la rénovation énergétique des bâtiments grâce aux nouvelles sources de financement. Vous préférez investir dans la vidéosurveillance, dont
le bénéfice en termes de sécurité reste à démontrer au niveau des cambriolages.
Parmi  les  dépenses  non  exécutées,  il  convient  de  distinguer  celles  qui  découlent d’économies de gestion de celles qui témoignent de l’absence d’investissements pour des projets prévus.
Concernant  les  financeurs,  je  rappelle  que  l’Agence  de  l’eau  Seine-Normandie  nous soutenait  depuis  longtemps.  En  outre,  dans  le  domaine  de  la  baisse  de  la  DGF,  vous omettez d’indiquer les dotations de soutien à l’investissement local.  Dans  le  domaine  du  personnel,  nous  nous  réjouissons  de  l’intégration  de  quatre  postes d’animation  vacataires.  En  revanche,  nous  ne  comprenons  pas  la  réduction  des  heures supplémentaires qui mérite une explication.
Par ailleurs, contrairement aux propos de Mme GRAVELEAU, la qualité de la restauration est bien dégradée, puisque le bio a été supprimé et remplacé par des produits label rouge ou issus du circuit court.
Vous avez inclus dans la dotation de soutien à l’investissement local la mise en accessibilité, les  travaux  d’optimisation  du  chauffage,  les  travaux  d’aménagement  du  Ferry  et  la reconstruction  du  pont  de  la  Batterie  de  la  Pointe.  Ces  dotations  ne  peuvent  cependant
concerner que des opérations engagées en 2016.
Enfin, je m’interroge sur l’utilité des audits menés dans les bâtiments municipaux s’ils ne sont pas suivis des travaux, d’autant plus que ces investissements permettent de compenser une partie des pertes de la DGF.

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