Candidature de Michel Rouyer à la présidence de la Communauté Paris Saclay

img_1278Je me présente à la candidature de la Présidence de la Communauté d’Agglomération «Communauté Paris Saclay» suite à une décision commune au groupe des élus écologistes afin de représenter un ensemble de valeurs qui sont chères à un certain nombre d’élus-ues des 27 communes composant cette nouvelle agglomération.

Solidarité, compétence sociales et lutte contre le mal-logement

Pour résumer ce sont les valeurs de solidarité, de compétences sociales telle que définies dans celles l’intercommunalité, d’habitat comprenant l’habitat social et la lutte contre le mal-logement. Également les valeurs qui ont conduit à l’accord de la COP21 (mais qui restent à mettre en oeuvre) de respect entre les générations et de préservation de notre patrimoine environnemental pour l’ensemble des peuples et des générations présentes, de compétence présentes et à venir autour d’un projet territorial pour cette nouvelle agglo qu’il faut l’axer sur un projet co-construit avec les habitants autour de ces valeurs fondamentales qui donnent vie et font honneur à la démocratie.
Ces valeurs républicaines sociales et écologistes peuvent donner un élan capable de mon point de vue d’animer un projet de destin commun des 27 communes de la nouvelle entité (les 14 villes de la CAEE, les 11 de la CAPS, Verrières-le-Buisson et Wissous).
Le Préfet de l’Essonne a publié l’arrêté de fusion-extension par un arrêté du 2 octobre 2015 qui permet la création de la Communauté Paris-Saclay à partir du 1er janvier 2016 qui définit suite à une année de travail en commun l’étendue des compétences qui seront celle de la nouvelle agglomération.

Un véritable projet de territoire
Cette fusion d’intercommunalité ne peut se résumer à mon sens aux contraintes du législateur (obligation interco en zone urbaine à plus de 200 000 habitants en zone urbaine), et nécessité faisant loi de faire une grande agglomération pour répondre aux exigences des nouvelles lois sur l’organisation du territoire à la fois les Régions les Départements les Interco Lois NOTRe et loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, dite « loi MAPAM ».
A ces lois il faudra intégrer les dernières lois qui touchent cet échelon d’organisation des territoires comme par exemple la loi transition énergétique pour la croissance verte, la loi ALUR sur le logement etc…
Pour articuler ces territoires avec ces nouvelles lois, il nous faudra élaborer un véritable projet de territoire, un SCOT autrement appelé « projet stratégique partagé pour l’aménagement durable d’un territoire ». Nous avons bien vu lors de l’élaboration des contrats de développement du territoire (CDT) issus de la loi du Grand Paris que ce contrat correspondait plus à un empilement des différents projets des communes elle-même et ceux de l’Établissement Public Paris Saclay EPPS qui est appelé à se transformer en EPAPS (établissement public d’aménagement).
De fait c’est une décision commune des élus-ues de nos différentes instances de nous réunir entre nos 27 communes mais ce que le Schéma de Coopération Intercommunale avait présenté le 28 août 2014 dans un premier temps c’était bien le périmètre de l’Opération intérêt national Paris Saclay avec les 4 ommunautés d’agglomération et les 2 communes essoniennes de La Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre.
Cette très grande agglomération qui aurait regroupé 800.000 habitants a été refusée de manière unanime, mais il n’empêche cette grande communauté CAPS + CEE + Verrières + Wissous correspond très précisément à la partie essonnienne du périmètre sur lequel s’applique l’Opération d’intérêt national et le périmètre de l’Établissement Public Paris Saclay.
Et nous en serions au même point qu’avant si nous n’avions eu qu’une position défensive et de repli sur un périmètre restreint au département de l’Essonne de l’Opération d’Intérêt National.
Mais justement la volonté des élus-ues de nos deux agglomérations et des communes de Verrières et de Wissous a été de prendre les devant et de définir ensemble l’ensemble des compétences de la nouvelle entité. Ce qui est transcrit dans l’arrêté préfectoral est le fruit de ce travail.

Atteindre les objectifs de la COP21
Pour ma part, je considère que notre territoire mérite mieux qu’un projet de territoire qui a élaboré dans les cabinets ministériels. Nous allons avoir en responsabilité les ruptures que vont vivre nos concitoyennes et concitoyens dans les années à venir et dans une situation sociale qui ne peut que s’aggraver entre autre à cause de la grave crise écologique mondiale et la paupérisation des denrées alimentaires et des ressources en eau, crise qui n’est pas pour rien dans la montée des conflits y compris en Syrie provoquera immanquablement des migrations encore plus importantes et des déséquilibres.
Les collectivités territoriales ont un rôle fondamental à jouer si nous voulons VRAIMENT atteindre les objectifs ambitieux de la COP21 et nous n’avons pas eu de mandat en 2014 de nos électeurs pour cette nouvelle agglomération sachant qu’en plus une partie des élus communautaires issus du scrutin par la voie démocratique ne sont plus là, ce qui pose une problème en particuliers dans les communes qui ne sont plus représentées que par un seul ou une élue.

Envie de citoyenneté
Si l’on veut retenir la leçon des élections régionales, nous savons ô combien il est important de donner à nouveau l’envie de citoyenneté à nos électrices et électeurs.
C’est pourquoi il est plus que jamais important que ce projet de territoire qui sera notre projet de vie commune soit un projet largement élaboré avec la population comme le serait un agenda-21, agenda 21 qui avait été lancé par l’ancienne CAPS mais qui hélas n’a pas été abouti.
La vraie démocratie, celle qui se construit avec les habitants est probablement un processus plus lent que les décisions prises par les instances coupées des populations mais pour celles et ceux comme nous qui ambitionnent de renouveler la démocratie et l’envie de citoyens actifs et responsables, c’est majeur pour nous et c’est ce qui nous distingue de la techno-gouvernance !
Pour cela il faut une communauté de projets et non une juxtaposition de projets communaux nous sommes POUR des agglos fortes avec des projets communs et des équipements partagés. Un très bon exemple est le réseau des médiathèques de la CAPS , situées dans les communes mais ouvertes à tous les habitants de l’agglo et GRATUITE (accès à la culture), du côté d’Europe Essonne il a un moyen de transport gratuit qui est à pérenniser voire à étendre sur une partie limitrophe de la CAPS.

Des collectivités de plein pouvoir
Nous sommes aussi pour des collectivités de plein pouvoir DONC arrêtons de donner à des grandes entreprises certaines de nos compétences du domaine public :
– Compétence eau potable = création d’un syndicat d’eau potable à l’échelle agglo pour faire en régie. Compétence hydraulique et éventuellement assainissement, les services d’assainissements la commune de Palaiseau sont déjà utilisés pour un meilleur rapport qualité prix par d’autres communes de l’ancienne CAPS.
– Compétence électricité et énergie = c’est l’agglo qui achète (non un syndicat) et qui peut aussi en produire !
– Pour le traitement des ordures ménagères il est souhaitable que l’agglomération puisse en prendre la compétence plutôt que de jongler sur 3 syndicats intercommunaux.
Quant au projet de développement territorial on peut également considérer qu’il y a une profonde incohérence sur l’ensemble du projet CDT, qui n’est qu’une somme de sous-projets locaux sans priorisation ni sur le calendrier de réalisation, ni sur les finances qui risquent de venir au compte-goutte.
– Pour respecter la conservation des terres agricoles validée comme une priorité de ce schéma directeur dans l’avenir et dans le présent il nous faut se fixer des objectifs de transport en métro lourd qui n’aille pas au-delà d’Orly Massy, en tous cas prévoir les alternatives tram, bus à haut niveau de service transport Vallée Plateau par téléphérique.
Les bâtiments de la fac d’Orsay devant déménager restent localisés sur le campus vallée et soient réhabilités.
– Consolider la zone de Courtaboeuf dans sa place de « zone économique phare du territoire», et relocaliser les m² de développement économique prévus sur le campus urbain sur Courtaboeuf.
– Restaurer le réseau des rigoles en préalable à toute continuation.

Un cluster dépassé et incohérent

Le modèle de « clusters » est dépassé (voir le cluster financier de La Défense, source de difficultés financières et urbaines).
Le CDT vise à concentrer des activités homogènes sur un même territoire, pour garantir des gains de productivité dans une logique de concurrence internationale intense entre grandes métropoles. Des pôles reliés entre eux et aux aéroports par des transports ferrés, automatiques et rapides.
Ce modèle et son application au Plateau de Saclay n’a fait l’objet d’aucune expertise indépendante, ni du moindre débat public. Il faut viser au rééquilibrage territorial de l’Ile-de-France. Mixité fonctionnelle et sociale doivent être les maîtremots de l’aménagement du territoire! »
Le projet axé prioritairement sur la fusion entre Europ’Essonne et CAPS ne répond pas au souhait des associations de conserver l’homogénéité du territoire du plateau de Saclay. Il serait regrettable que l’intercommunalité n’englobe pas l’ensemble du plateau. Par ailleurs, le cluster n’a aucune cohérence et n’est pas clairement défini, avec par exemple à la fois les nanotechnologies et le nucléaire.
Je me suis déjà exprimé sur le sujet dans cette même enceinte mais il faut rapidement passer à l’étape suivante de proposition d’une alternative. La nonréalisation du SCOT prévue avec les quatre agglomérations, et pour laquelle un syndicat était même en place, est à cet égard dommageable. Nous aurions pu collaborer avec la région. Le projet de territoire est crucial, surtout dans cette réforme territoriale issue de la loi NOTRe qui touche à la fois les Régions les Départements les Interco. Les régions vont s’agrandir, même si la région parisienne n’est pas touchée.

Ré-enchanter la politique
Pour revenir sur mon introduction, je souhaite que notre collectivité puisse devenir un modèle pour ré-enchanter la politique en ayant des actions volontaires dans des domaines pas exclusivement d’ordre économique tels que les compétences sociales et du vive ensemble touchant la vie quotidienne des habitants tels qu’agriculture, culture, habitat , mobilité, démocratie, santé…
Je vous remercie pour votre écoute attentive
Michel Rouyer

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