Sur la fusion des Communautés d’Agglomération – M. Rouyer

Il semble que, lors du mandat précédent, les villes de Bures et de Gif proposaient une fusion incluant au moins quatre de ces cinq agglomérations. Ces villes auraient donc pu voter en faveur du projet. Votre motion me paraît intéressante, car elle décrit l’ensemble des problèmes. Cependant, rejeter uniquement le projet est insuffisant. Il faut rapidement passer à l’étape suivante de proposition d’une alternative. La non-réalisation du SCOT prévue avec les quatre agglomérations, et pour laquelle un syndicat était même en place, est à cet égard dommageable. Nous aurions pu collaborer avec la région. Le projet de territoire me paraît crucial, surtout dans cette réforme territoriale. Les régions vont s’agrandir, même si la région parisienne n’est pas touchée. La constitution de grandes agglomérations finira par s’avérer incompatible avec les départements existants. Il faudra régler la question des territoires ruraux, mais nous ne pouvons pas conserver les départements en l’état.

Le vote de la motion avec la majorité municipale à Palaiseau tient à l‘acceptation par Monsieur le Maire de l’ouverture d’une discussion avec les groupes d’opposition et à un changement de la formulation. Il nous a semblé crucial de souligner qu’il ne s’agissait pas uniquement d’une fusion des EPCI actuels, donc d’un projet sur le territoire, et qu’il ne repose pas sur un postulat de prédominance de l’économie sur tout le reste. La négociation avec Grégoire de Lasteyrie a été assez difficile, mais nous y sommes parvenus. Nous avons donc voté ensemble la motion.

Les élus écologistes sont seulement au nombre de deux dans cette assemblée, mais d’autres élus ont une sensibilité écologiste. La motion nous semble insuffisante, non pas dans la critique qu’elle porte, mais dans la proposition ajoutée. Une partie de l’opposition, différente de la mienne, nous a alertés sur le piège d’un refus général d’une proposition brandie par l’État comme un chiffon rouge pour finalement imposer son propre schéma. Nous définirons rapidement un projet fédérateur.

Le projet axé prioritairement sur la fusion entre Europ’Essonne et CAPS ne répond pas au souhait des écologistes de conserver l’homogénéité du territoire du plateau de Saclay. Il serait regrettable que l’intercommunalité n’englobe pas l’ensemble du plateau. L’inclusion de l’ensemble de l’Europ’Essonne n’est pas obligatoire. Par exemple l’inclusion des villes situées près de la nationale 20 s’avère moins évidente en matière de cohérence territoriale.

Une partie de Versailles Grand Parc et de la Casqy pourraient aussi être intégrées, sans forcément atteindre au final le nombre de 800 000 habitants. Par ailleurs, le cluster n’a aucune cohérence et n’est pas clairement défini, avec par exemple à la fois les nanotechnologies et le nucléaire. Les établissements de recherche collaborent peu. Nous voterons pour la motion, donc en défaveur du projet.

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