Oui à une véritable police de proximité. Non à une convention sans diagnostic – C. Le Cornec

tranquillite-publiqueOui à une véritable police de proximité et à un dialogue renouvelé avec la police nationale. Non à une convention prématurée sans diagnostic préalable.

Chacun sait ici,  que nous refusons le développement de la vidéosurveillance, un système très peu dissuasif et par contre extrêmement couteux, pour lequel nous voudrions un moratoire national.

A contrario, les élus de Palaiseau terre Citoyenne se félicite que le conseil municipal projette de monter un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, et comité de suivi pour l’accompagner, instance qui nous apparaît plus démocratique qu’une gestion directement assumé par le cabinet du maire, quelle que soit la qualité du travail mené.

Un CLSPD permet en effet de déterminer des objectifs clairs pour les élu-es.

Pour autant, nous ne nous retrouvons pas dans les objectifs de la convention de coordination entre la police municipale et la police nationale présentée ce soir.

Nous avons pourtant une idée bien précise de ce que devrait rappeler une convention entre police municipale et police nationale. D’abord nous voudrions voir définit dans la convention une mission de la police municipale essentiellement préventive, ensuite nous aimerions que cette convention repose sur un diagnostic préalable récent, aux méthodes renouvelées ; Enfin, nous voulons que l’évaluation annuelle soit présentée en commission ou en Conseil municipal.

Nous  ne voulons d’abord pas d’une sous-police nationale, mais d’une police de proximité : Il nous paraît indispensable de renouveler les méthodes de coopération avec l’état pour réaffirmer le caractère préventif de la police municipale.

Dans cette convention, il est certes rappelé qu’en aucun cas un policier municipal n’est chargée du maintien de l’ordre. En effet, le maintien de l’ordre est une compétence régalienne qui relève de l’état. Mais nous ne nous satisfaisons pas de cette définition par élimination. Nous nous inquiétons d’ailleurs de l’équipement en caméras de poitrines de notre police de proximité, pourtant non en charge du maintien de l’ordre. Que vont-ils en faire ?

Qu’est-ce alors pour nous qu’une police municipale ? C’est une police de proximité dont la prévention, la dissuasion, le dialogue, l’assistance et le service à la personne sont les missions prioritaires. Autant de missions que nous aimerions voir écrites noir sur blanc dans cette convention. Polyvalente, la police municipale, doit refléter une image consensuelle et rassurante.

Ensuite, nous souhaiterions que les missions prioritaires de la police pour 2015 relève non pas d’un diagnostic de 2012 mené par la police nationale mais d’ un véritable diagnostic renouvelé, avec de nouveau outils.

Un diagnostic construit non pas uniquement sur les statistiques de la police nationale, mais également à partir d’indicateurs comme les faits répertoriés (même en absence de plainte) par les bailleurs ou les agents des transports publics, ou encore la prise en compte d’autres manières utilisées par les habitants pour se plaindre comme les pétitions.

Pour finir, nous aimerions être assuré d’avoir une présentation en commission ou en conseil municipale sur l’évaluation annuelle découlant de la convention. Nous espérons pouvoir participer à un comité de suivi élargit aux élus intéressés ainsi qu’aux associations concernés pour suivre le travail du CLSPD .

Pour toutes ces raisons nous nous abstiendrons sur la convention de partenariat telle qu’elle nous est proposée aujourd’hui.

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